au peuple et à l’armée
« O joie ! ô triomphe ! ô mystère ! / Il est né, l'enfant glorieux, / L'ange que promit à la terre / Un martyr partant pour les cieux : / L'avenir voilé se révèle. / Salut à la flamme nouvelle / Qui ranime l'ancien flambeau ! / Honneur à ta première aurore, / O jeune lys qui viens d'éclore, / Tendre fleur qui sors d'un tombeau ! »
Ces vers des Odes et Ballades de Victor Hugo, éclairent la symbolique de cette mise en scène historique censée se dérouler dans la salle du Trône des Tuileries. Celle-ci commémore le miracle de la naissance, en septembre 1820, du fils posthume du duc de Berry, assassiné par Louvel le 13 février de la même année. Cet enfant était le seul héritier mâle au trône de la branche aînée des Bourbons. En présence de Louis XVIII en grand habit royal, assis sur son trône au côté de la duchesse d’Angoulême, et de la famille royale, à laquelle s’est joint Talleyrand, la duchesse de Berry en habits de veuve présente, dans un geste mélodramatique, le duc de Bordeaux aux corps constitués. Dans le fond de la pièce, on remarque le portrait du grand absent, le duc de Berry, par Gérard (également conservé au château de Versailles).
L’œuvre présentée au Salon de 1822 est entrée dans les collections du musée de Versailles en 1978. Son auteur, peintre d’histoire essentiellement, était élève de Berthélemy, Suvée et Regnault.
Pour proposer un texte sur une oeuvre ou une période, il est nécessaire d'avoir un compte
inscrivez-vousDéjà membre ? Merci de vous identifier en haut de page