Fils de Louis VII et de sa troisième épouse, Adèle de Champagne, Philippe Auguste est l’un des grands souverains du Moyen Age, dont le règne long, riche en événements, marque une étape décisive de la fonction royale.
Il arrondit le royaume de France de nouveaux domaines – Artois, comtés d’Amiens et de Montdidier – et n’a de cesse de lutter contre la puissance du roi d’Angleterre, désormais implanté sur le continent par ses fiefs Plantagenêt. Il acquiert ou occupe peu à peu une partie du Vermandois, le Vexin normand, les comtés d’Aumale et d’Eu, entreprend la conquête de la Normandie, de la Touraine, du Maine, de l’Anjou et du Poitou, auxquels il ajoutera l’Auvergne et la Champagne. En 1214, il doit affronter victorieusement, avec son fils, une coalition du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, de l’empereur d’Allemagne, Otton IV, et des comtes de Flandres et de Boulogne, à Bouvines et à La Roche-aux-Moines.
Philippe Auguste est aussi un grand administrateur qui met en place les officiers du roi, baillis et sénéchaux, met en valeur ses domaines, favorise le développement urbain et le mouvement communal, en accordant chartes et privilèges, renforce la défense du royaume en construisant ou développant enceintes urbaines et châteaux.
Son pouvoir renforcé, il ne prend pas la peine de faire couronner de son vivant son fils Louis VIII, comme l'avaient fait tous ses prédécesseurs depuis le début de la dynastie capétienne.
Philippe Auguste est représenté ici en roi guerrier, vêtu d’une cotte de maille sous le manteau royal fleurdelisé, couronné, les mains appuyées sur l’épée des rois de France (aujourd’hui conservée au Louvre). Le peintre lui a donné des traits nobles et un visage serein, conformes à l’idée que l’on peut se faire d’un grand roi, assuré de sa puissance.
Pour proposer un texte sur une oeuvre ou une période, il est nécessaire d'avoir un compte
inscrivez-vousDéjà membre ? Merci de vous identifier en haut de page