Comme Philippe Auguste, Philippe le Bel apparaît comme l’un des grands souverains de la France médiévale.
Fils de Philippe III le Hardi et de sa première épouse, Isabelle d’Aragon, il est un souverain combattant qui tente néanmoins de régler pacifiquement les conflits avec l’Aragon en 1291, et avec l’Angleterre en 1300. Il se heurte dans les Flandres à une révolte de son vassal, Guy de Dampierre, puis des villes drapières. Ecrasés à Mons-en-Pévèle, les Flamands sont sévèrement punis par le traité d’Athis-sur-Orge en 1305.
Le roi cherche à étendre ses prérogatives vis-à-vis de l’Eglise et des grands féodaux. Mais il se heurte à la résistance du pape Boniface VIII, qu’il finit par faire arrêter. A celui-ci succèderont des papes installés à Avignon, où leur pouvoir temporel sera très affaibli par le voisinage du royaume de France.
Pour les affaires intérieures du royaume, le roi développe une administration nombreuse et active et une centralisation relative du pouvoir.
Philippe le Bel se heurte à des difficultés financières toujours plus importantes. Outre des taxations nombreuses, il finit par arrêter les Templiers pour s’emparer de leurs biens et de leur trésor, mais celui-ci reste introuvable.
La mort du roi laisse une image entachée par son acharnement à détruire l’ordre du Temple, qui lui valut la malédiction de Jacques de Molay.
Le tableau de Bézard ne laisse rien paraître de l’importance du règne de Philippe le Bel. Le roi est représenté d’une manière toute conventionnelle, et peu flatté en dépit de son surnom.
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