Œuvre du peintre suédois Södermark, ce portrait célèbre a été peint à Rome durant l’hiver 1839-1840, suivant de peu la publication des Mémoires d’un touriste (1838) et surtout de la Chartreuse de Parme (1839). Henri Beyle, dit Stendhal, était alors consul de France à Civitavecchia.
C’est le portrait d’un homme en fin de carrière, assez désabusé, et qui a repris une activité administrative, faute du succès littéraire qu’il escomptait. La composition est très ingresque, le décor inexistant, la mise sobre, seulement relevée par une chaîne d’or et la barrette de la Légion d’honneur, l’expression lucide et sans complaisance.
Si l’identité du modèle n’était pas connue, pourrait-on vraiment soupçonner derrière cette image terriblement bourgeoise l’auteur passionné du Rouge et le Noir et de La chartreuse de Parme ?
L’œuvre a fait partie de la collection du modèle, avant d’entrer dans la collection Chéramy. Elle est entrée à Versailles en 1912, en provenance de cette collection.
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