Joseph Joffre reste pour la Première Guerre mondiale le vainqueur de la Marne. Commandant en chef des armées du Nord et du Nord-Est au début de la guerre, il minimise la menace de l’aile droite de l’armée allemande et perd la bataille des frontières (14-24 août 1914), ordonnant le repli stratégique des troupes au nord de Paris. Il contre-attaque et remporte la première victoire de la Marne, du 5 au 12 septembre 1914. Puis il contribue à arrêter la course à la mer des Allemands. Nommé commandant en chef des armées françaises en 1915, il est de plus en plus critiqué par les milieux politiques, notamment après la bataille de la Somme, et est remplacé par Nivelle. Néanmoins, il est alors élevé à la dignité de maréchal de France.
Officier du génie brillant, il s’avère un général en chef médiocre, très ancré dans des conceptions militaires dépassées.
Henri Jacquier a été en quelque sorte le portraitiste officiel de Joffre, qu’il a représenté à plusieurs reprises. Il le montre ici, en février 1915, en commandant en chef des armées françaises, dans son uniforme de général de division (il l’est depuis 1905), et arborant la Médaille militaire, qu’il a reçue quelques mois plus tôt, le 26 novembre 1914. L’expression du général et son attitude, bras croisés, expriment l’autorité de sa fonction, à un moment où il est encore au fait de sa popularité acquise par sa victoire sur la Marne.
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