En 507, débutant sa campagne contre Alaric II, roi des Wisigoths, Clovis se rendit à Tours pour y prier sur le tombeau de saint Martin, protecteur de sa dynastie, et obtenir son soutien dans sa lutte contre les hérétiques. La victoire qu’il remporta à Vouillé lui ouvrit les portes de l’Aquitaine dont il se rendit maître. De retour dans sa capitale de Soissons, et repassant par Tours, il se rendit à la basilique qui abritait le tombeau du saint où, après une action de grâce, il reçut des envoyés de l’empereur romain Anastase le diplôme et les insignes honorifiques du consulat. Quittant la basilique, vêtu de pourpre et couronné d’un diadème, « étant monté à cheval, il jeta de sa propre main de l’or et de l’argent au peuple assemblé, et depuis ce jour il fut appelé Consul ou Auguste » (Grégoire de Tours).
Le triomphe de Clovis, reconnu par l’Eglise et désormais aussi par l’empereur romain d’Orient, est une belle image du lien qui unit le roi et son peuple, le premier protecteur et bienfaiteur, le second dévoué et plein de gratitude.
Pour proposer un texte sur une oeuvre ou une période, il est nécessaire d'avoir un compte
inscrivez-vousDéjà membre ? Merci de vous identifier en haut de page