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// Galerie des batailles

    La galerie des Batailles est le premier ensemble voulu par le roi Louis-Philippe pour son musée d’histoire de France, un lieu qui devait manifester son souhait de réconciliation nationale, après quarante années de changements de régimes et de luttes fratricides.

Elle est aménagée dans l’aile sud du palais et occupe tout l’espace du côté des jardins, sur deux étages, à l’emplacement des appartements des Enfants de France.
Elle a été conçue par l’architecte du palais, Frédéric Nepveu, entre 1834 et 1837, probablement avec les conseils de son maître, Pierre-Léonard Fontaine, alors architecte du gouvernement.

Elle reprend quelques-uns des principes que celui-ci avait appliqué à la Grande Galerie du Louvre sous l’Empire : un espace en longueur recoupé à intervalles réguliers par des arcs en avancée, reposant sur des colonnes ; une voûte en berceau, ici surbaissé, ce qui donne un plus bel effet ; un éclairage zénithal par des grandes verrières donnant une lumière très égale ; un décor palatial, de trophées en grisaille d’or du peintre Abel de Pujol.

Conçue pour répondre à la galerie des Glaces, elle est longue de près de 110 mètres, soit près de quarante mètres de plus que celle-ci (73 mètres), et large de 13 mètres.

Trente-trois tableaux monumentaux racontent l’épopée militaire de la France. Depuis Tolbiac, en 496, jusqu’à Wagram, en 1809, ce sont les grandes batailles qui ont permis au pays de délimiter ses frontières au cours du temps, et de repousser ses ennemis les plus acharnés.

Tous les régimes sont représentés, Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons, auxquels s’ajoutent la Révolution et Napoléon. Outre les souverains, plusieurs grands capitaines sont présents, Du Guesclin, Condé, Turenne, Villars, Maurice de Saxe, etc.

La bataille de Tolbiac qui traduit le lien entre l’église et la monarchie française, victoire obtenue par la conversion de Clovis au christianisme, ouvre la galerie. En face, au fond, est célébré le plus grand souverain de la France moderne, Louis XIV.

Au centre de la galerie, face aux fenêtres, Jeanne d’Arc fait son entrée à Orléans. Sa présence, à la meilleure place, rappelle le soutien que le souverain peut espérer de son peuple dans les moments les plus sombres de l’histoire du pays.

La découverte de la galerie fut le point fort de l’inauguration du musée d’Histoire de France, le 10 juin 1837.

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