Tout commence en 1789. Les trois ordres constitués du clergé, de la noblesse et du tiers-état sont réunis à Versailles pour les États généraux en mai, afin de trouver des solutions face à la crise économique que traverse la France. En juin, les députés du tiers-état s'autoproclament en « Assemblée nationale » et s'engagent, lors du « Serment du Jeu de Paume », à ne jamais se séparer tant que le royaume ne sera pas doté d’une constitution. Ils se proclament le mois suivant « Assemblée constituante » mais le renvoi des ministres, tel que le très populaire Necker, ainsi que l’arrivée de troupes dans la capitale provoque la colère du peuple. Il s'empare de la Bastille, symbole d’une autorité monarchique désuète, le 14 juillet, qui devient l’année suivante le jour de la fête nationale. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est publiée en août.
La tentative de fuite du roi et de sa famille en 1791, renforce la surveillance autour de sa personne et anime les tensions frontalières. Le mois de septembre 1792 voit la victoire des Français sur les Prussiens, à Valmy en Champagne, et l’ancienne Assemblée nationale législative fait place à la Convention nationale qui proclame la République. Elle est constituée principalement de trois groupes politiques qui s'opposent, "girondins" (modérés), "montagnards" (réformistes) et "Sans Culottes" (extrémistes). La « Terreur », fruit du mouvement populaire voulu par ces derniers, plonge la France dans une période sanglante où la guillotine rythme chaque heure du jour.
Le gouvernement du Directoire instaure l’équilibre des passions à partir de 1795. Le général Bonaparte, connu pour ses campagnes militaires victorieuses, s'empare peu à peu du pouvoir et fait un coup d'Etat le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799). Un système politique nouveau voit le jour, le Consulat.
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