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// Troisième République de 1870 à 1899

présentation

Au surlendemain de la défaite de Sedan, naquit la Troisième République, mettant fin à deux décennies impériales. Un Gouvernement provisoire de la Défense nationale fut formé pour faire face à l'invasion prussienne. La capitulation ne fut pas acceptée par le peuple de Paris et la révolte - la Commune - provoqua la mort de milliers de civils et l'incendie de monuments publics, le palais des Tuileries, l’Hôtel de Ville, la Cour des Comptes, etc. Pendant ce temps là, le gouvernement et la chambre étaient installés au château de Versailles. L’épisode de la Commune se solda par l’échec sanglant de l’insurrection et cette nouvelle « vague rouge » en provoqua une autre, plus monarchique, un peu partout dans le pays. L’Assemblée, alors représentative, élut Adolphe Thiers, ancien ministre du roi Louis-Philippe, comme premier président de la république. L’obstination du comte de Chambord, prétendant au trône de France, à accepter les termes d’une monarchie constitutionnelle (notamment son refus catégorique de garder le drapeau tricolore), conduisit à discréditer tout espoir de restauration. Lors d'une visite à Versailles, il ne put rencontrer les acteurs principaux des séances parlementaires, qui s'y refusèrent.
Les tentatives, qui avaient échoué jusque-là, pour instaurer une république durable amenèrent une limitation du pouvoir exécutif : le président de la troisième république devait être élu pour sept ans et endosser un rôle essentiellement représentatif.
En 1877, le maréchal de Mac-Mahon, président monarchiste et ancien maréchal de Napoléon III, se résolut à dissoudre une assemblée hostile à ses décisions. La crise politique résorbée, il dut tout de même démissionner deux ans après, ce qui influença son successeur, Jules Grévy, à renoncer à ce pouvoir de dissolution.
L’instabilité ministérielle conduisit le général Boulanger, alors ministre de la Guerre, à réunir les mécontents dans un mouvement nationaliste antiparlementaire en 1885.
En 1894, la condamnation à tort, pour espionnage, du capitaine Dreyfus (réhabilité douze ans après), divisa le pays.
Les nombreuses divergences politiques de la période n’empêchèrent cependant pas certaines réformes fondamentales, comme la création de l'école laïque gratuite et obligatoire par Jules Ferry en 1880.

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